Jolis textes
  Qui suis-je ?     Ma vie     Des nouvelles     Mes nièces     Albums photos     Liens  
Texte 1
Texte 2
Général:
Page d'accueil

Paroles de la chanson de Linda Lemay

"Ceux que l'on met au monde"

Ceux que l'on met au monde, ne nous appartiennent pas. C'est ce que l'on nous montre, et c'est ce que l'on croit.
Ils ont une vie à vivre, on n'peut pas dessiner, les chemins qu'ils vont suivre, ils devront décider.
C'est une belle histoire, que cette indépendance, une fois passés les boires et la petite enfance.
Qu'il ne faille rien nouer, qu'on ne puisse défaire, que des noeuds pas serrés, des boucles si l'on préfère.
Ceux que l'on aide à naître, ne nous appartiennent pas, ils sont ce qu'ils veulent être, qu'on en soit fier ou pas.
C'est ce que l'on dit, c'est ce qui est écrit, la bonne philosophie, la grande psychologie.......
Et voilà que tu nais, et que t'es pas normal. T'es dodu, t'es parfait, le problème est mental.
Et voilà qu'c'est pas vrai, que tu vas faire ton chemin, car t'arrêteras jamais de n'être qu'un gamin.
Tu fais tes premiers pas, on se laisse émouvoir. Mais les pas que tu feras, ne te méneront nulle part.
Qui s-tu si t''s pas un adulte en devenir, si c'est ma jupe à moi pour toujours qui t'attire.
C'est pas c'qu'on m'avait dit, j'étais pas préparée, t'es à moi pour la vie, le bon Dieu s'est trompé.
Et y'a l'diable qui rit dans sa barbe de feu, et puis qui me punit d'l'avoir prié un peu.
pour que tu m'appartiennes à la vie, à la mort, il t'a changé en teigne, il t'a jeté un sort.
T'es mon enfant d'amour, t'es mon enfant spécial, un enfant pour toujours, un cadeau des étoiles,
un enfant anormal, c'est ce que j'espèrais, alors pourquoi j'ai mal ?!
J'aurais pas réussi à me détacher de toi, le destin est gentil, tu ne t'en iras pas.
T'auras pas 18 ans de la même façon que ceux que le temps rend plus hommes que garçons.
T'auras besoin de moi, mon éternel enfant, qui ne t'en ira pas vivre en appartement.
Ta jeunesse me suivra jusque dans ma vieillesse, le docteur a dit ça, c'était comme une promesse.
Moi qui avais tellement peur de te voir m'échapper, voilà que ton petit coeur me jure fidélité.
Toute ma vie durant, j'conserverais mes droits, mes tâches de maman, et tu m'appartiendras.
Ceux que l'on met au monde ne nous appartiennent pas, c'est ce que l'on nous montre, et c''est ce que l'on croit.
C'est une belle histoire que cette histoire-là ! Mais voilà que surprise ! mon enfant m'appartient, tu t'fous de ce que disent les auteurs des bouquins.
T'arrives et tu m'adores, et tu me fais confiance de tout ton petit corps, de toute ta différence.
j'serai pas là de passage comme les autres parents, qui font dans un mariage le deuil de leur enfant.
J'aurai le privilège de te border chaque soir, et certains jours de neige de mettre ton foulard.,
à l'âge où d'autres n'ont que cette visite rare, qui vient et qui repart par soir de réveillon, tu seras le bâton
d'ma vieillesse précoce, en même temps qu' le boulet qui drainera mes forces.
Tu ne connais que moi et ton ami pierrot, que j'te décris tout bas quand tu vas faire dodo.
Et tu prends pour acquis que je serais toujours là pour t'apprendre cette vie, que tu n'apprendras pas,
car ta vie s'est figée, mais la mienne passera, j'me surprends à souhaiter que tu trépasses avant moi.
On n'peut pas t'admirer autant que je t'admire, moi qui ai la fierté de t' voir m'appartenir.
J'voudrais pas qu'on t'insulte, et qu'on s'adresse à toi comme un pauvre adulte parce qu'on t'connaîtrait pas.
Si le diable s'arrange pour que tu me survives, que Dieu me change en ange que je puisse te suivre.
Ceux que l'on aide à naître ne nous appartiennent pas, à moins d'aider à naître un enfant comme toi.
C'est une belle histoire que celle qui est la nôtre, pourtant, j'donnerais ma vie pourqu'tu sois comme les autres !

Texte 1